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Alain Marty x Château Mont-Redon Châteauneuf-du-Pape 2018

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Alain Marty

Dans l’univers du vin, Alain Marty est incontournable. Présentateur de l’émission de radio In Vino diffusée sur Sud Radio, producteur de podcasts ou encore fondateur du Wine & Business Club, qui réunit des personnalités et dirigeants de référence autour de l’amour du vin, ce Catalan est un pur passionné. Petit fils de vigneron, on lui doit aussi de nombreux ouvrages sur l’univers viticole français, toujours avec des positions tranchées en faveur de nos producteurs. Et parce qu’Alain Marty ne s’arrête jamais, il inaugurera à Reims en mars 2023 un nouveau salon international : le Mondial de l’Œnotourisme et des Spiritueux. À l’occasion du bicentenaire de Nicolas, nous lui avons demandé de nous parler de sa cave idéale à lui.


Construire sa cave, ça représente quoi symboliquement ? 
La condition d’une cave est à l’image de la vigne : c’est un travail de longue haleine. Le plaisir n’est pas immédiat. Il faut chercher, acheter en petite quantité, et parfois se tromper. Avec une cave, on oublie, on redécouvre, on organise, on désorganise, on chouchoute, on déguste, on apprend… Une cave ça vit ! On n’a pas tous la chance d’être vigneron mais une cave, c’est un endroit où on peut toucher le produit et se salir un peu. Il y a aussi un degré d’incertitude. Après cinq ou dix ans, on ouvre parfois une bouteille avec la main tremblante. Et ça force à l’humilité car, qu’on soit un petit amateur comme un grand sommelier, on peut tous avoir des déconvenues comme de très bonnes surprises. Enfin, surtout, c’est toujours beaucoup d’émotions. Le vrai plaisir, c’est de partager tout ça entre amis. D’ailleurs, une cave, c’est aussi un véritable lieu de vie qu’on va visiter en début et en fin de soirée. Ça peut susciter des instants vraiment grandiose.


C’est quoi le bon équilibre dans une cave selon vous ?
On peut avoir des petites, des moyennes et de grandes bouteilles. En France, on a la chance d’avoir des territoires variés. On bénéficie d’une typicité merveilleuse qui fait qu’on a des vins excellents dans toutes les régions, à toutes les gammes de prix, entre 5 et 10 euros comme entre 500 et 1000 euros. Mais il ne faut pas se contenter d’un raisonnement franco-français. Quand on traverse les frontières, on trouve d’autres goûts, d’autres typicités, d’autres cépages, qui n’existent pas chez nous. Quand on est un amateur de vin, il faut être curieux. Et cela vaut aussi pour chez nous. Il existe par exemple des Châteaux Margaux extraordinaires, mais peu connus, à des prix raisonnables. Mais on ne trouve pas sans chercher : voilà pourquoi c’est notamment important d’aller demander conseils à votre caviste, de l’embrasser quand il fait des merveilles, et de lui taper sur les doigts quand ce n’est pas bon !

Si vous deviez donner le conseil à quelqu’un de commencer sa cave, lequel serait-il ? 
Commencer par acheter quelques bouteilles, six, douze, éventuellement vingt-quatre, à des prix abordables, cinq ou dix euros. C’est déjà une première base. Pour le choix, si vous le pouvez, essayez de prendre des vins de différentes régions, pour apprendre les variations. Parlez avec les vignerons et les cavistes aussi, dites-leur ce que vous aimez, avec vos mots, ils vous guideront. Et ensuite, c’est le début de l’apprentissage, à déterminer le profil des vins que vous aimez, à affiner vos goûts. Enfin, quand vous ouvrez des bouteilles, essayez de le faire en adéquation avec vos invités. Ça ne sert à rien de « sacrifier » des vins avec des personnes qui apprécient peu. 

Enfin, quand vous vous retrouvez à devoir acheter une bouteille sur le pouce comme ça nous arrive à tous, comment vous faites votre choix ?
Pour être franc, ça ne m’arrive pas souvent parce que j’ai une cave au bureau et une cave à la maison. J’ai donc toujours des bouteilles pas loin. Mais quand c’est le cas, je fais comme tout le monde, je vais chez le caviste ou même, s’il est très tard, chez l’épicier. Et figurez-vous qu’on peut trouver des pépites. Un jour, je suis tombé sur un excellent Madiran vendu à cinq euros. À ce prix là, je lui ai pris la caisse. La moitié était pourrie car le vin n’avait pas été conservé dans les bonnes conditions. Mais l’autre partie était tout simplement somptueuse.

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Le choix d'Alain Marty

Le Château Mont-Redon Châteauneuf-du-Pape 2018

« Pouvoir rencontrer le vigneron, connaître l’homme derrière la bouteille, est toujours une chance. J’ai rencontré Jean Abeille à l’occasion d’une soirée du Wine & Business Club où il présentait ses vins. Ce Château Mont-Redon a été un coup de cœur, une véritable émotion. Il est le fruit d’une passion familiale vieille d’un siècle, qui s’est transmise de génération en génération, sur un domaine où l’on cultivait déjà la vigne au temps des Romains. Ce Château Mont-Redon est un vin équilibré et généreux. Il a un potentiel de garde, mais grâce à ses tanins déjà souples, on peut le boire tout de suite. Et pour un grand vin de Châteauneuf-du-Pape – domaine en proie à l’inflation –, il est aussi remarquable en termes de prix ! »

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Retrouvez les actualités d’Alain Marty sur le Wine Business Club et sur le podcast In Vino

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